Jeu-de-rôle adapté de La Ballade de Pern d'Anne McCaffrey
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 Dorik, garde du Fort

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Dorik
Garde du Fort
Garde du Fort


Masculin Nombre de messages: 3
Emploi: Garde du Fort
Date d'inscription: 27/06/2006

MessageSujet: Dorik, garde du Fort   Mar 27 Juin - 17:23

(Fiche créée par Aldara)


*Profil du personnage*


Prénom : Dorik
Prononciation : do-rik
Surnom : aucun
Sexe : masculin
Rang : garde au Fort d’Azuria
Âge : 26 rév. (né le 21/02)

Lieu de naissance: Fort Talbaut
Prénom, rang, localisation de la mère : Ikaria, messagère, 45 rév. – on peut la trouver à Fort Talbaut lorsqu’elle ne parcourt pas les routes.
Prénom, rang, localisation du père : Dorian, compagnon éleveur, 50 rév. - Fort Talbaut.
Frère(s) et soeur(s) :
- Anika, compagnonne éleveuse, 23 rév. (Fort de Baie-Eternité)
- Korian, compagnon forgeron, 22 rév. (Fort de Mishtapek)
Autres parents : des oncles et des tantes, ainsi que de nombreux cousins, localisés aux alentours du Fort de La Plaine, mais qu’il n’a jamais eu l’occasion de rencontrer
Enfant(s) : aucun pour le moment

Taille : 1m89
Poids : 84 kilos
Couleur et coupe de cheveux : d’un blond clair et terne, presque grisâtre, les cheveux de Dorik sont raides et portés mi-longs
Yeux : noisette, légèrement bridés, surmontés de cils châtain foncé
Teint de peau : plutôt mat
Autres : grand et solide, Dorik a une musculature honorable, preuve du sérieux et de la fréquence plutôt élevée de ses entraînements. Son visage grave donne l’impression qu’il ne rit jamais et son regard froid peut mettre mal à l’aise. Il cille très peu lorsqu’il fixe quelqu’un dans les yeux, mais un tic agite parfois sa joue gauche quand il est agacé ou nerveux.

Habitudes : s’entraîner quotidiennement, se méfier de tout et de tous
Passe-temps : monter sa jument, nager

Personnalité : Dorik est très sérieux et facilement inquiet, bien qu’il s’efforce toujours de cacher ses appréhensions derrière un visage de marbre. Il est peu bavard et accorde difficilement sa confiance, mais fait preuve d’une loyauté à toute épreuve envers les personnes qu’il estime. Il respecte ses supérieurs et obéit toujours efficacement aux ordres qu’on lui donne. Il déteste montrer ses émotions et fait ce qu’il peut pour les contenir ; ainsi, bien qu’il soit très susceptible, il ne se laisse que rarement aller à des mouvements de colère.

Son courage n’est plus à prouver mais il a peur des gueyts de garde depuis son altercation avec celui de Fort Talbaut. Il dissimule cette crainte sous la méfiance et le dégoût, et même s’il reconnaît l’utilité de ces créatures, il préfère ne pas avoir affaire à elles.

Histoire : Lorsque la messagère Ikaria réalisa qu’elle attendait un enfant, sa première réaction furent des pleurs, que son compagnon Dorian eut les plus grandes peines à assécher. La jeune femme adorait son métier et ne supportait pas l’idée de rester immobile de longues lunaisons à cause d’une grossesse ; bien que son entourage lui ait cent fois recommandé de se ménager, elle continua donc à monter à cheval et à livrer ses messages aussi longtemps qu’elle le pût… ou plus exactement jusqu’à ce que le père de son enfant n’enferme son coureur préféré à l’écurie et qu’un guérisseur ne réussisse enfin à la convaincre de rester chez elle, pour son bien et celui de son bébé à naître. Néanmoins, rien ne pût la persuader de renoncer à ses balades pédestres quotidiennes, et Dorik eut de la chance de naître dans la chambre de ses parents et non sur la route menant à Fort Talbaut, comme ce fut le cas plus tard pour sa sœur Anika.

Les premières révolutions de Dorik furent heureuse. Sa mère reprit assez vite son métier de messagère, mais ses voyages étaient bien moins longs qu’autrefois et elle passait autant de temps que possible chez elle, auprès de sa petite famille. Le petit garçonnet fut absolument ravi quand elle cessa son petit jeu de disparition/réapparition à cause d’une nouvelle grossesse ; à partir de ce jour, sa mère l’emmena presque tous les matins se balader avec elle sur la route de Fort Talbaut. Lors d’une de ces agréables promenades, peu avant sa quatrième révolution, Dorik eut l’occasion d’avoir l’une des plus grandes frousses de sa vie, quand Ikaria perdit les eaux sur le chemin du retour. Le garçonnet eut tôt fait d’alerter du monde, et les renforts arrivèrent juste à temps pour accueillir la petite Anika.

Dorik devint vite atrocement jaloux de sa petite sœur et s’attira très souvent des réprimandes de son père, qui ne supportait plus de le voir traîner autour du berceau avec l’air renfrogné et le regard mauvais. Mais le garçonnet finit bien par s’habituer à l’idée de partager ses parents et, une révolution plus tard, accueillit Korian sans trop de rancœur.

Comme Dorik avait un très bon contact avec les chevaux de l’élevage, Dorian voulut l’inscrire à l’Atelier des Eleveurs lorsqu’il eut l’âge minimum requis, mais Ikaria estima qu’il était trop jeune et qu’il fallait lui laisser le temps de découvrir autre chose. Le garçon resta donc dans l’élevage familial et passa une partie de ses journées à aider et imiter son père. Il apprit à monter à cheval sous le regard sévère de ses parents et se révéla particulièrement doué, à la grande fierté d’Ikaria ; le jeune garçon lui-même rangea vite au placard sa modestie naturelle et ne manqua plus une seule occasion de montrer ses talents équestres à sa sœur et à son frère. Il s’entendait de mieux en mieux avec Anika et Korian, et souvent, tous les trois s’amusaient à faire de grandes courses poursuites dans les rues de Fort Talbaut et dans les champs des alentours.

A l’occasion d’un de ces jeux, alors qu’elle comptait cinq révolutions, presque six, la partie féminine du trio voulut se cacher dans l’antre du gueyt de garde, qu’elle n’avait jamais approchée auparavant, et réveilla la créature qui y dormait. Effrayée, elle cria, et Dorik courut à son secours ; il se montra assez rapide pour tirer sa sœur de l’antre avant que le gueyt ne la morde, mais pas suffisamment pour empêcher l’animal de saisir sa chemise entre ses crocs. Anika s’enfuit sans demander son reste et son frère, terrifié, s’efforça alors d’arracher son vêtement des mâchoires de la créature. Il se débattit tant et si bien qu’il força le gueyt à faire un pas vers la lumière ; surprise, éblouie, la bête desserra légèrement l’étau de ses mâchoires et Dorik prit ses jambes à son cou. Les crocs étincelants du gueyt, sa tête affreuse, ses yeux plein de colère et ses grondements rauques hantèrent les nuits du garçonnet et de sa sœur des nuits durant, et plus jamais ils ne s’approchèrent de l’antre de la Créature.

Dorik refusa d’expliquer à ses parents la cause de sa terreur et l’état de ses vêtements. Dorian n’apprécia pas beaucoup son silence et l’amena quelques temps plus tard à l’Atelier des Eleveurs pour qu’il « occupe intelligemment ses journées au lieu de courir les rues en faisant cent sottises ». Le jeune garçon, alors âgé d’une petite dizaine de révolutions, lui reprocha beaucoup sa décision mais suivit tout de même avec attention les leçons des Maîtres Eleveurs, qui l’intéressèrent beaucoup. Il avait toujours eu un excellent contact avec les animaux et se révéla particulièrement doué pour le dressage ; à l’âge de quatorze révolutions, il décrocha son diplôme de compagnon et regagna alors l’élevage familial, où il passa la majorité de son temps à débourrer les poulains et à dresser les chevaux rétifs.

Ses rapports avec son père devirent vite extrêmement tendus et, dans l’espoir de les voir se rapprocher, Ikaria suggéra à son compagnon d’offrir un foal à Dorik pour son quinzième anniversaire. Quand l’adolescent eut quinze révolutions, Dorian lui proposa donc de choisir au printemps le poulain qu’il voudrait. Bizarrement, même ce beau cadeau ne suffit pas à apaiser Dorik qui, tout au contraire, sauta sur l’occasion de faire tourner son père en bourrique. Le printemps venu, il choisit en effet la pouliche la plus laide de l’élevage : jaune sale, avec de mauvais aplombs et une encolure longue et grêle, la nouveau-née clignait stupidement des yeux dès qu’un rayon de soleil avait le malheur de le toucher. Dorian ne manqua pas de s’emporter et de crier devant toute la famille que son fils n’avait pas plus de cervelle qu’un wherry ; désirant détendre l’atmosphère, Anika déclara que, de son côté, elle adorait la crinière folle de la nouvelle venue, qui se hérissait au-dessus de son cou maigre.

La toute jeune jument fut donc baptisée Crinière Folle et Dorik se brouilla définitivement avec son père.

Finalement, il se révéla que Dorik avait fait le bon choix. Avec le temps, les défauts de Crinière Folle disparurent : la robe jaunâtre de la pouliche adopta de jolis tons dorés, sa crinière noire indisciplinée se mit à onduler docilement à droite de son encolure gracieusement incurvée, et ses jambes devirent vite aussi droites et solides que quatre piliers. La lueur de bêtise qui éclairait son œil devint une flamme de malice et d’intelligence, et son jeune maître passa de longs moments auprès d’elle pour lui apprendre toutes sortes de jeux et des tours qui faisaient rire Anika aux éclats. Quand la pouliche eut deux révolutions, Dorik lui apprit à accepter un cavalier, ce qui fut étonnement facile grâce à la gentillesse et l’intelligence de l’animal.

Peu de temps plus tard, le jeune homme se disputa violemment avec son père et Korian, et s’enfuit pendant la nuit avec sa monture et sa chienne Molly. Un peu par peur que son père ne parte à sa recherche et le retrouve, beaucoup parce qu'il ressemblait à sa mère, Dorik refusa de se fixer quelque part et voyagea deux révolutions durant. Il gagnait sa vie en accomplissant toutes sortes de travaux, surtout dans les fermes, et en exhibant sa jument et sa chienne dans de courts spectacles qui avaient généralement un franc succès.

Il atteignit la route menant au Fort de la Rivière-aux-Saumons à l’âge de dix-neuf révolutions. Il avait établi un camp provisoire dans la plaine lorsqu’un groupe de cavaliers le rejoignit ; Molly gronda et aboya, méfiante, mais avant que Doric n’ait pu réagir, un coup violent le fit sombrer dans l’inconscience. Il eut juste le temps d’entendre un glapissement de douleur de sa chienne et un hennissement terrifié de Crinière Folle avant que tout devienne noir.

Il se réveilla le lendemain matin en possession d’une magnifique bosse. Crinière Folle et ses affaires avaient disparu, et Molly gisait à quelques pas du camp, morte, tuée d’un coup de dague entre les côtes. Fou de douleur et de colère, le jeune homme enterra sa chienne et marcha vaillamment jusqu’au Fort de la Rivière-aux-Saumons, où il s’efforça de glaner des renseignements sur Crinière Folle et ses ravisseurs. Comme personne ne se souvenait d’une jolie jument dorée à la crinière et aux jambes noires, Dorik abandonna tout espoir de retrouver sa monture et demanda la permission de suivre la formation de garde. Puisqu’il ne pouvait pas récupérer l’un de ses plus précieux biens, il comptait bien s’opposer à tous les brigands qui croiseraient dorénavant son chemin !

Une fois sa formation terminée, Dorik fut muté au Fort de l’Isle-Rose. Là-bas, il reçut pour son vingt-quatrième anniversaire le plus merveilleux des cadeaux : à l’occasion d’une foire, il retrouva Crinière Folle. Mais dans quel état ! Il eut peine à la reconnaître. Attachée à un piquet à l’écart des autres coureurs mis en vente, la jument avait piteuse mine : maigre, la crinière aussi ébouriffée qu’à sa naissance, elle avait le corps zébré de cicatrices dues à des coups de fouet. Comme si ça ne suffisait pas, une flamme de haine et de terreur faisait rougir son œil, et elle essayait de mordre toutes les mains qui avaient le malheur de se tendre vers elle. Dorik, fou de rage, pressa le vendeur de questions pour savoir de qui il tenait la jument, mais ne reçut aucune réponse digne d’intérêt et racheta alors son amie pour une bouchée de pain.

Patiemment, il la soigna, pansa ses blessures, veilla à ce qu’elle reprenne du poids et lui réapprit à avoir confiance en l’homme… ou plus précisément à avoir confiance en lui. La jument était devenue farouche et méchante, mais à force de patience, il réussit à regagner son amitié et l’habitua de nouveau à porter un cavalier. Elle ne lui épargna pas quelques mauvaises chutes mais un sentiment de confiance et de complicité finit par se renouer entre eux et Dorik retrouva en sa « Crif » une alliée fidèle.

Quelques temps plus tard, on proposa à Dorik de partir au Fort d’Azuria. Le jeune homme accepta immédiatement et, deux jours après, lui et sa précieuse jument embarquaient sur un bateau en partance pour le Nord.

Raison du transfert : il a répondu présent dès qu’il a su qu’Azuria avait besoin de gardes pour assurer sa sécurité



*Animaux de compagnie*


Prénom : Crinière Folle, surnommée Crif
Âge : 11 rév.
Couleur : isabelle. En été, sa robe est d’une chaude teinte dorée, mais des zébrures ternes témoignent encore des coups de fouet qu’elle a reçus par le passé. En hiver, lorsque son poil s’épaissit, sa couleur est moins chaude et adopte exactement la même nuance que les cheveux de Dorik. Sa crinière et sa queue sont noir corbeau, comme les extrémités de ses quatre jambes. Un croissant de lune blanc marque son front.
Espèce : coureur. Les mauvaises langues diront qu’elle a la tête trop lourde et les oreilles trop longues pour être réellement jolie, mais ne pourront que louer son excellente condition physique, le magnifique éclat de ses yeux sombres et ses jambes parfaites.
Personnalité : Crif est une jument très farouche, qui a en Dorik une confiance aveugle mais qui supporte très mal les attentions de parfaits étrangers. Elle est courageuse et parfaitement dressée.



*Informations concernant Forts et Ateliers*


Nom du Fort ou du fortin : Fort Talbaut
Nom de l'Atelier : Atelier des Eleveurs
Temps d'enseignement : 4 révolutions
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Dorik, garde du Fort

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