« Oh « dit elle soudain , compatissante
« je suis navrée … je ne voulais pas, vous peiner … » elle se referma et baissa les yeux encore plus mal à l’aise que lorsqu’elle cherchait à lui plaire.
Il s’approcha encore et encore, son visage et ses lèvres étaient si prêts et en même temps si loin, une pulsion étreignit son cœur, une envie de goûter à ses lèvres, lui donna une grande bouffée de chaleur. ..
Et puis ce fut le retour de la conscience qui lui hurla tellement fort qu’elle ne pu faire autrement que de l’écouter cette fois, de ne pas céder à cette basse et honteuse envie de savoir quelle saveur cela pouvait bien avoir un chevalier…
« Et bien… je ne sais pas… » Hésita t’elle, elle mouilla ses lèvres d’un léger coup de langue, pour se donner le temps de réfléchir.
Elle le mangea à nouveau des yeux cherchant dans le regard du chevalier la bonne réponse à cette épineuse question.
« Et bien je … je le boirais bien … du haut d’un Weyr sur une corniche, pour profiter de la vue d’Azuria d’un endroit calme…» Finit elle par lui avouer dans un souffle, sans pouvoir s’empêcher de se noyer dans son beau regard.
« Mais cela vous conviendra t’il « s’enquit elle charmante se risquant même à être plus charmeuse que charmante.
« Le courage…chevalier, je n’en manque pas… et ce depuis toujours » le ton de sa voix si il était toujours doux, pris des accent de tristesse et de sincérité, probablement cachant une vérité plus dramatique. Avec une facilité presque déconcertante la jeune fille passa de la mélancolie, au sourire. Elle avait depuis longtemps appris à le faire, évitant ainsi la pitié, les questions embarrassantes, le chagrin et au bout du compte l'inexorable solitude … Comme tout les enfants qui vivent des drames, elle avait su très vite sourire pour cacher son malheur aux adultes. Le temps et la maturité lui avait appris à dissimuler ainsi bon nombres de sentiments. Mais voila aujourd’hui, a lui elle n’arrivait pas vraiment a cacher la véritable nature de son cœur.
« Et je sais quand je dois y avoir recours… et ici nul besoin de lui. » Dit elle en pointant un doigt sur son torse et en l’y faisant glisser, sa voix avait repris toute sa rondeur, sa suavité pleine de promesses.
« Quoi qu’il en soit ne devrions nous pas commencé par demander nos Klah ? » avec un sourire d’ange.